Entre la folie du renoncement et celle de la persévérance, entre l’absurdité de la vie et la logique du destin, j’ai rencontré Barnabé, un singe bleu comme la maison qu’il habite, j’ai rencontré Simon, maître incontesté d’un cerf-volant aux rubans multicolores et du jeu de tarots, Nicolas, maître de sa force tranquille, et la mère, la mer et cette Falaise qui la surplombe. Le vide est plein d’images douloureusement tendres, d’odeurs de varech et d’amour, de couleurs qui font vibrer une absence trop présente et tout se met à tourner comme la Roue de Fortune qui entraîne Marie Delabos de la peinture à la sculpture, de la photo à l’écriture. Hypersensibilité multiple ? Peut-être un syndrome pour la médecine mais un bonheur pour l’art. Au bord de La Falaise il ne faut donc pas avoir peur, le compte à rebours est commencé il faut se laisser aller, il n’y a rien à craindre puisque tout peut arriver, il suffit de s’accrocher au cerf-volant que Marie Delabos a fabriqué à touches subtiles et calmes malgré le fracas du cœur et le fracas des vagues.