"J’ai rêvé que tu écrivais un roman policier. L’assassin habitait chez toi....". C’est ce que le nain dit une nuit au Comte Kerkadek par un temps brumeux sur le port de Roscoff. Ensemble, les deux amis essaieront bien de l’écrire, ce roman. Mais le nain est trop gentil, ses scènes ne sont pas assez sanglantes, ses personnages trop polis. Leur travail n’avance pas et la vieille servante bigoudène s’ennuie à mourir. Jusqu’au jour où elle se rend dans l’unique librairie de son village et se procure ce livre avec une jolie dame en couverture, ce livre que tout le monde lit, elle qui n’a jamais rien lu. De ce détail naîtra un enchaînement de circonstances qui la conduiront à sa fin tragique et signera la fin de l’amitié entre le nain et le Comte. "Merci pour ce macchab’", c’est l’explication d’un phénomène de société qui captiva des millions de français. "Merci pour ce macchab’", dans notre monde en proie aux convulsions identitaires, c’est la nouvelle des origines.