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François-René de Chateaubriand

François-René de Chateaubriand est un écrivain et diplomate français né à Saint-Malo le 4 Septembre 1768 et mort à Paris le 4 Juillet 1848. C’est le précurseur du romantisme français. Ses œuvres René et Atala ont défini le Romantisme ; les Mémoires d’Outre-Tombe, son autobiographie et formidable document historique, ont changé la relation de l’écrivain au « je ».

Brève biographie

Chateaubriand nait à Saint-Malo dans une famille de petite noblesse bretonne qui a subi au cours des siècles de nombreux revers de fortune. Son père fait des affaires avec les colonies ce qui lui permet d’acheter le château de Combourg où toute la famille s’installe en 1777. François-René fait ses études à Dol, Rennes et Dinan. Il entre au régiment de Navarre et devient capitaine quand il a dix-neuf ans. Il monte à Paris, découvre la Cour pour laquelle il ressent déjà du dégoût, participe aux Etats de Bretagne en Janvier 1789, et est à Paris lors de la prise de la Bastille.

Il cherche à devenir Chevalier de Malte à une époque où les titres de noblesse viennent d’être abolis. Il part ensuite pour l’Amérique, arrive à Philadelphie, va à New York, Boston, Lexington, remonte l’Hudson river, parvient aux chutes du Niagara, raconte qu’il passe du temps au milieu d’une tribu indienne, passe par le Mississippi, la Louisiane etc. En 1792, il repart pour la France.

De retour en France, il se marie, puis part pour Coblence en Juillet 1792 où il rejoint l’armée des émigrés qui combat la République. Il est blessé, arrive jusqu’à Bruxelles, et transite pour Jersey. On le retrouve en 1793 à Londres, dans le quartier de Holborn. Il survit en donnant des cours de français, en faisant des traductions, et il commence à écrire.

En 1794, son frère, sa belle-sœur et d’autres membres de sa famille sont guillotinés.

De retour en France en 1800, il co-dirige le Mercure de France et y publie Atala en 1801, suivi de René en 1802, et encore du Génie du Christianisme, dont René et Atala se voulaient être à l’origine des épisodes.

Il use de relations pour être radié de la liste des émigrés, et Bonaparte le nomme à Rome comme premier secrétaire d’Ambassade, mais cela ne se passe pas bien. Quand le duc d’Enghien est exécuté, la rupture avec Bonaparte est sans appel.

En 1806, il débute son voyage en Orient qui l’amènera en Grèce, en Asie mineure, en Palestine et en Egypte. Il en fera l’Itinéraire de Paris à Jérusalem en 1811, et sera élu à l’Académie française la même année.

A la chute de l’Empereur (lequel l’avait exilé puis empêché de prononcer son discours de réception critique à l’Académie française), il se réjouit du retour des Bourbons dans un pamphlet intitulé « De Buonaparte et des Bourbons ». Quand Napoléon est de retour, Chateaubriand accompagne Louis XVIII dans son exil. Il devient ensuite ministre avec la Restauration, puis tombe en disgrâce, rentre dans l’opposition ultraroyaliste, il est nommé à Berlin, puis devient ambassadeur à Londres, puis il devient ministre des Affaires Etrangères mais est ensuite congédié par le chef de gouvernement Villèle.

Il se lie alors avec le parti libéral et attaque le gouvernement, défend la liberté de la presse, puis devient ambassadeur à Rome après la chute de Villèle. De plus en plus hostile aux partis convervateurs, il se retire de la politique et se consacre à ses Mémoires d’Outre-Tombe pendant les dernières années de sa vie.

De Gaulle, lequel surement vit des parallèles entre sa vie et la sienne, dit : « Chateaubriand aurait pu être un grand ministre. Je l’explique non point seulement par son intelligence aiguë, mais par son sens et sa connaissance de l’histoire, et par son souci de la grandeur nationale. »

Il meurt à Paris le 4 Juillet 1848. Sa tombe fait face à la mer, sur le Grand-Bé, à Saint-Malo.

©Les Éditions de Londres

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